pourquoi cette maladie??
parce que je pense que l'on n'en parle pas assez et j'aimerai en savoir un peut plus sur cette maladie facilement transmissible.
Les lettres qui composent le mot "sida" définissent la nature de cette maladie :
S pour syndrome, c'est-à-dire l'ensemble des troubles provoqués par la maladie ;
I et D pour immunodéficience : le virus atteint les défenses naturelles de l'organisme, qui ne peut plus se protéger contre des infections et risque d'être atteint par diverses maladies dites "opportunistes" et par certains cancers ;
A pour acquise : l'immunodéficience est provoquée par un virus qui pénètre dans l'organisme. Cette immunodéficience est donc acquise par la personne qui en est atteinte.
Le virus est présent dans les liquides biologiques de l'organisme des personnes
atteintes :
le sang
chez l'homme : le sperme et le liquide séminal (qui s'écoule au début de l'érection)
chez la femme : les sécrétions vaginales et le lait.
C'est par l'intermédiaire de ces liquides que le VIH se transmet.
Le virus est en quantité trop faible dans la salive, la sueur, les larmes ou l'urine pour qu'il puisse se transmettre par l'intermédiaire de ces liquides. Ceux-ci ne sont donc pas contaminants.
Le virus ne se transmet par aucun des gestes de la vie quotidienne :
Il ne se transmet ni par les poignées de main, ni par les caresses, ni par les baisers. Le VIH ne se transmet pas par l'utilisation d'équipements publics (toilettes, douches, piscine...). Il ne se transmet pas non plus par l'intermédiaire d'objets utilisés dans la vie courante : verres, couverts, etc.
Le VIH ne se transmet pas par des piqûres d'insectes.
Pour pénétrer dans l'organisme, le virus doit trouver une porte d'entrée :
muqueuse, lors de rapports sexuels non protégés (les muqueuses sont les membranes qui tapissent les parois internes des cavités naturelles de l'organisme : bouche, vagin, rectum...)
voie sanguine (par exemple : tranmission en cas d'utilisation d'une seringue usagée pour une injection de drogue par voie intraveineuse ; transmission de la mère à l'enfant pendant la grossesse)
voie cutanée (en cas de blessure avec un objet souillé de sang contaminé)
Le virus qui est la cause du sida s'appelle "Virus de l'Immunodéficience Humaine". Il est souvent désigné par le sigle VIH.
Les traitements et la prise en charge des personnes atteintes ont fait de grands progrès. Dans un grand nombre de cas, ils permettent de prévenir l'évolution vers le sida, mais on ne sait toujours pas guérir l'infection par le VIH. Les deux armes principales restent :
La prévention, qui a pour objectif l'adoption la plus large possible des pratiques qui permettent d'éviter la transmission du virus,
Le diagnostic/dépistage, qui permet à une personne de savoir si elle est atteinte par le VIH et, dans ce cas, de bénéficier le plus tôt possible d'une prise en charge médicale. De plus, quand une personne sait qu'elle est atteinte par le virus, elle est particulièrement sensibilisée à la nécessité d'utiliser les moyens de prévention existants pour éviter de le transmettre.
Pour éviter la contamination par le VIH lors des rapports sexuels, l'utilisation du préservatif est indispensable. Cette protection doit être maintenue tant qu'une relation stable et durable n'est pas engagée et que les deux partenaires n'ont pas fait chacun un test de dépistage.
En cas de contacts non protégés de la bouche avec le sexe masculin (fellation) ou féminin (cunnilingus) ou avec l'anus (anulingus), les risques de transmission du VIH ne sont pas nuls mais ils sont beaucoup plus faibles que lors des pénétrations anales ou vaginales sans protection.
On sait aujourd'hui qu'il est important de traiter une infection par le VIH le plus tôt possible et, surtout, avant qu'elle arrive au stade sida.
On sait aussi désormais, grâce à des tests, déceler la présence du virus dans l'organisme vers le 15ème jour après la contamination.
Environ 15 jours après la contamination se produit la primo-infection. Elle s'accompagne souvent de signes, en particulier d'une fièvre et d'une angine.
Résultat positifA partir du quinzième jour après une situation à risque, c'est à dire très tôt, il est possible, aujourd'hui, de déceler une contamination par le VIH. Un résultat positif signifie que la personne a été infectée. Une prise en charge lui est alors proposée.
Les traitements actuels sont destinés à ralentir ou à empêcher l'évolution vers la maladie sida. Ils améliorent souvent considérablement la qualité de vie des personnes atteintes. Ces traitement sont plus efficaces s'ils sont proposés le plus tôt possible après le diagnostic de l'infection.
Le traitement de l'infection ne fait pas disparaître le risque de transmission du virus. Dès qu'une personne est atteinte par le VIH, alors même qu'elle ne le sait pas encore, elle peut le transmettre à son (sa) ou ses partenaires, si les rapports sexuels ne sont pas protégés.
Faire une démarche de dépistage c'est donc, en cas de résultat positif, pouvoir bénéficier d'un traitement et aussi pouvoir être informé(e) et encouragé(e) de façon à protéger son (sa) ou ses partenaires en adoptant les moyens de prévention nécessaires.
Résultat négatifEn cas de résultat négatif, on ne peut assurer une personne qu'elle n'a pas été atteinte par le VIH que si trois mois se sont écoulés depuis la dernière situation à risque. C'est pourquoi un test de confirmation doit être pratiqué à la fin de ce délai.
Pendant cette période d'incertitude, la personne peut être soutenue et conseillée par ceux par qui elle est suivie. Il est important qu'elle se protège et qu'elle protège son (sa) ou ses partenaires lors de rapports sexuels.
Un test de dépistage n'est pas un moyen de prévention : il informe une personne sur sa situation par rapport au VIH à un moment donné ; un test dont le résultat est négatif ne protége pas d'une éventuelle contamination future par le virus, si les précautions nécessaires ne sont pas prises.
sources :
http://www.sante.gouv.fr/htm/pointsur/sida2/index.htm